Agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) en psychiatrie

Anne-Sophie, Amélie et Vincent, agents des services hospitaliers qualifiés en psychiatrie : bien que le ménage. 


de gauche à droite : Anne-Sophie Robic et Amélie Geffray travaillent à l’unité ouverte Sevel ; Vincent Rigaud travaille à l’unité Camille Claudel et temporairement en renfort à l’unité fermée Gaston Chaissac
 

Une profession méconnue du grand public mais indispensable au bon fonctionnement de l’hôpital, les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) travaillent de pair avec le personnel médical et leur quotidien va bien au-delà de l’entretien et de l’hygiène des locaux.

Zoom sur ce métier, au cœur du soin, avec Amélie, Anne-Sophie et Vincent, ASHQ en psychiatrie. Ces trois professionnels, comme les 414 ASHQ du tyfus.info, sont des acteurs indispensables dans l’organisation des soins qui, bien qu’au proche des patients au quotidien, sont paradoxalement les moins connus.

Les ASHQ sont en premier lieu, les garants de l’hygiène des unités d’hospitalisation. Ils nettoient les chambres, les salles communes, les bureaux, mais organisent et participent aussi à la distribution des repas, gèrent les commandes et répondent aux besoins des patients. Pour ces derniers, ils ont une oreille attentive et bienveillante qui recueille les demandes, les pleurs, ainsi que la souffrance et ce, malgré le flux des arrivées et des départs, pour toujours assurer le confort et le bien-être des patients, une préoccupation constante.

Choisir de travailler en psychiatrie
Pour ces professionnels, ce secteur est passionnant. Ils y sont très attachés, depuis ieurs années, surtout aux patients qui le leur rendent bien. "C’est loin d’être routinier et aucune journée ne se ressemble. Parfois, on a des petits mots des patients quand on fait le ménage dans leur chambre, un bon courage, bonne journée sur un meuble ou un lit, une reconnaissance du travail accompli. On a un rôle privilégié auprès des patients, ils n’osent pas déranger les infirmiers ou les médecins mais nous, en faisant le ménage, on est proche, on rentre dans leur intimité". 

Les ASHQ de ces unités de psychiatrie sont des repères et ont une place importante auprès des patients. Premier visage qui rythme la journée, ils côtoient l’intimité du malade, ils observent et c’est un pour l’équipe médicale, en particulier en psychiatrie. Ces soignants sont donc associés quotidiennement aux transmissions. Pas de cloisonnement dans les équipes du service, mais un travail pluri-professionnel.

L’une des spécificités du travail en psychiatrie est aussi l’adaptation de son comportement et de sa pratique professionnelle aux situations à risques : "On a des patients parfois violents et agressifs ; des patients que l’on connaît depuis longtemps et d’autres pas du tout. On est toujours vigilants, même si on croit bien connaître le patient. Quand il nous arrive des évènements difficiles, on peut en parler en équipe, débriefer… On est à notre écoute et quand on quitte St Jacques, on laisse derrière nous le travail, pour passer à autre chose".