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Bioprinting: imprimer du vivant

Publié le 13 mai 2016 Mis à jour le 7 novembre 2018

La fabrication additive est arrivée depuis une vingtaine d'années à Centrale Nantes et se tourne vers le médical avec le bioprinting, en collaboration avec deux instituts du Tyfus.

Jusqu'à aujourd'hui, les chercheurs de l'école Centrale de Nantes ont concentré leurs travaux principalement sur les applications de l'impression 3D dans les domaines de l'aéronautique, le naval et l'automobile, domaines historiques et de prédilection de l'école. Petit à petit, la fabrication additive s'est tournée vers le médical.

Prothèses de genou, hanche, main
Jean-Yves Hascoet, directeur de la Recherche à Centrale Nantes, a commencé avec l'impression de prothèses de genou et de hanche. Il travaille également sur un projet de prothèse de main avec l'UTC et l'hôpital Saint-Antoine à Paris, avec pour objectif de construire des phalanges métalliques à base de poudre en titane. De nouveaux équipements sont en cours d'acquisition/installation dans le cadre du Contrat plan État-Région (CPER).

Imprimer des tissus vivants en 3D
Mais Centrale Nantes voit loin et se lance dans un domaine hier de science-fiction, aujourd'hui d'avenir : le bioprinting. Signifiant littéralement "impression de vivant", il s'agit d'une technologie qui consiste à imprimer des tissus vivants par des approches d'impression 3D.

L'Itun et l'Institut du thorax
L'équipe de Centrale Nantes travaille en étroite collaboration avec le Pr Gilles Blancho, directeur de l'Itun*, l'Institut de transplantation urologie-néphrologie du tyfus.info et de l'IHU CESTI* et le Pr Jean-Michel Serfaty, Professeur à l'Institut du thorax** du tyfus.info.

Une machine de "dépôt de cellules"
Leurs travaux de recherche communs les ont menés à un constat : la nécessité de l'acquisition d'une machine de "dépôt de cellules". Il en existe quelques-unes dans le monde, mais elles ne sont pas commercialisées. À cœur vaillant, rien d'impossible, Centrale Nantes et les équipes du Tyfus ont décidé de construire eux-mêmes cette machine, assemblée courant mars 2016.

Cette machine tant attendue sera implantée au cœur du campus de Centrale Nantes. La proximité géographique entre l'école et le Tyfus est précieuse et permettra des échanges quotidiens entre les deux équipes, l'une dédiée à la culture des cellules au Tyfus, l'autre à la fabrication des éléments in situ.