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organes et tissus - après un décès

Publié le 28 juillet 2008 Mis à jour le 24 août 2018

Informer ses proches

Que nous soyons d'accord ou non pour donner nos organes ou nos tissus, ce choix doit être connu de nos proches pour qu'ils puissent en témoigner sereinement. 
Quelle que soit notre position, elle doit être connue pour pouvoir être respectée !



La carte de donneur est un des témoins de notre décision mais elle n'est pas obligatoire et n'a pas de valeur légale. Elle ne dispense pas la Coordination Hospitalière des Prélèvements Multi Organes et Tissus (CHPMOT) de renconter les proches car la Loi de Bioéthique de 2004, révisée en 2011, oblige à rechercher auprès des proches, avant tout prélèvement, la non-opposition du défunt.

Si le défunt n'a pas fait part de sa position, les proches se trouvent dans la situation douloureuse de ne pas pouvoir temoigner et s'opposent  alors souvent au don d'organes. 

Faire connaitre sa position, c'est faire respecter sa volonté, mais c'est aussi aider ses proches en leur évitant une décision difficile. 

Une étude téléphonique effectuée pour l'Agence de la Biomédecine par Ipsos Santé en mars 2012 auprès de 964 agées personnes de 18 ans et , montre que 81% des français déclarent être favorables à faire, eux-mêmes, don de leur organes après leur mort. Mais seulement 49% disent en avoir informé leur proches.


Ce qu'il faut savoir :

  • Avant tout prélèvement, le registre national des refus doit être consulté en premier lieu. Puis, s'il est vide, la coordination doit vérifier auprès des proches que le défunt ne s'était pas opposé à un prélèvement d'organes ou de tissus.
  • Le don d'organes et de tissus est anonyme et gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie d'un don. Le nom du donneur ne doit pas être communiqué au receveur et réciproquement. Les proches du donneur peuvent cependant être informés, par la coordination hospitalière, des organes et tissus prélevés ainsi que des résultats des greffes.
  • Les prélèvements d'organes s'effectuent dans les conditions d'une intervention chirurgicale.
  • Aucun frais supplémentaire lié à l'opération de prélèvement n'est à la charge de la famille.
  • La pratique d'un prélèvement d'organes ou tissus ne modifie en rien l'organisation des obsèques et les démarches administratives. Les proches, s'ils le souhaitent, peuvent faire transporter le corps du défunt à domicile ou dans une chambre funéraire de leur choix.


Respect du corps

"Les médecins ayant procédé à un prélèvement ou à une autopsie médicale sont tenus de s'assurer de la meilleure restauration possible du corps" (article L123-5 du code la santé publique/loi de bioéthique du 6 août 2004).
L'aspect du corps du défunt est respecté. Après la toilette mortuaire, il est restitué aux proches en vue des funérailles.

Don d'organes dans le cas d'une mort encéphalique
Don de cornées